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Agen / Dinslaken : une amitié solide

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Photos & discours : à l’occasion des 40 ans du jumelage entre Agen et Dinslaken, Jean Dionis, accompagné d'une délégation agenaise, s'est rendu en Allemagne.

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Les Discours :

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Jean Dionis du Séjour, maire d'Agen

Dépôt de gerbe
Ce 23 mars 2015, Jean Dionis a aussi participé à la journée de commémoration du bombardement de la ville de DInslaken par l'aviation alliée en 1945.

Monsieur le Maire,
Mesdames et messieurs les élus et représentants de Dinslaken,
Madame la Présidente et Monsieur le Président des Comités de Jumelage, chère Ursula, cher Klaus-Dieter,
Mesdames et Messieurs,

Lorsque le Docteur Heidinger m’a invité il y a quelques mois, à venir fêter, ici à Dinslaken, le 40ème anniversaire de notre jumelage, j’ai tout de suite répondu favorablement à cette invitation.

Au-delà de l’histoire commune que nous avons construite au cours de ces 40 années, j’y reviendrai plus tard, ce 23 mars 2015, est une date hautement symbolique pour les habitantes et les habitants de Dinslaken.

En effet, il y a 70 ans, alors que le régime nazi vivait ses dernières heures, votre ville subissait de terribles bombardements par l’aviation alliée prémices de l’invasion de la neuvième armée américaine qui franchissait le Rhin. 

Comme Lorient, Brest, le Havre, ou le centre historique de Rouen, Dinslaken, a subi de terribles bombardements dans lesquels périrent près de 700 de vos concitoyens et qui laissèrent la ville en état de ruine.

Permettez-moi, en ce jour de commémoration, d’avoir une pensée pour ces 700 victimes innocentes et pour leurs familles.

Docteur Heidinger, nos prédécesseurs, Monsieur Karl-Heinz Klingen et le Docteur Pierre Esquirol ont bien fait de choisir cette date, le 23 mars 1975, pour officialiser le jumelage et l’amitié entre nos deux villes. Notre jumelage représente une des nombreuses pierres à l’édifice de l’amitié franco-allemande que de nombreuses villes ont souhaité construire sous l’impulsion de deux grands dirigeants. Je veux parler bien sûr de Konrad Adenauer et de Charles de Gaulle qui furent à l’origine du Traité de l’Elysée, signé le 22 janvier 1963, qui a posé les bases de la réconciliation entre nos deux pays.

Cette amitié et cette relation de confiance entre l’Allemagne et la France  semblent évidentes aujourd’hui pour nos jeunes générations, ce n’était pourtant pas écrit.

Au-delà des grandes ambitions que fixait le Traité de l’Elysée, Adenauer et De Gaulle avaient compris avant les autres que cette réconciliation passerait d’abord par la connaissance réciproque des femmes et des hommes de nos pays respectifs.  A ce titre, les jumelages entre les villes, de chaque côté du Rhin, constituaient la pierre angulaire de la réconciliation entre les peuples.

Gerhart Schröder ne disait pas autre chose lorsqu’à l’occasion du 40ème anniversaire du Traité de l’Elysée, il prononçait cette phrase :« L’amitié ne peut pas exister entre les nations, seulement entre les hommes ».

Je veux saluer tous nos prédécesseurs, qui ont toujours su privilégier et faire grandir, les liens entre nos deux villes.

Je veux saluer aussi, nos comités de jumelages respectifs, qui sont les premiers artisans de cette amitié entre Dinslaken et Agen et qui sans cesse œuvrent pour créer des moments d’échanges et de partage entre nos concitoyens. 

A l’heure où l’Europe de Bruxelles est trop souvent décriée, où le repli nationaliste et la peur de l’autre reprennent de la vigueur dans nos pays, cette Europe d’en bas, celle des villes, celle des comités de jumelage, celle des femmes et des hommes de bonne volonté, a plus que jamais sa raison d’être et son utilité.

Face à ces menaces sournoises dont nous ne connaissons que trop bien les dérives auxquelles elles peuvent nous amener, nous nous devons, d’ancrer la construction européenne au niveau des citoyens.

C’est la raison d’être de notre jumelage !

Je veux croire que la fertilité des relations entre Dinslaken et Agen, mais aussi entre toutes les villes d’Allemagne et de France qui sont jumelées, permettra de garantir pendant de nombreuses années la paix en Europe.

Je garde en mémoire cette superbe image au mois de novembre dernier où de jeunes lycéens, de Dinslaken et d’Agen, chantaient main dans la main sur notre monument au mort à l’occasion du centenaire de la première Guerre mondiale. Une émotion sincère a traversé ce jour-là les personnes présentes. Ce moment de partage a fait bien plus pour l’amitié franco-allemande que tous les discours qui ont pu être prononcés par nos dirigeants.

C’est aussi le sens de la présence de notre délégation agenaise en ce jour de commémoration du bombardement de Dinslaken.

Ce que les habitants de Dinslaken ont vécu le 23 mars 1945 ne nous laisse pas indifférents pas plus que ne vous laissent indifférents les souffrances qu’ont connu les agenais pendant la seconde guerre mondiale. Nos habitants et nos villes ont été les victimes d’une idéologie folle. La présence de citoyens de Dinslaken et d’Agen à nos cérémonies commémoratives est l’un des plus beaux messages que nous adressons à nos victimes et à nos jeunes générations.

Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix en 1986 disait : « oublier les morts serait les tuer une deuxième fois »

A Dinslaken comme à Agen nous ne les oublions pas et nous regardons résolument ensemble dans la même direction, celle d’une Europe riche de ses différences et porteuse d’une ambition commune. 

Afin de marquer le 40ème anniversaire de notre jumelage, au-delà de notre présence, nous avons voulu vous laisser une trace de cette journée.

Dinslaken et Agen sont toutes les deux directement liées aux fleuves qui les traversent. Alors certes, Garonne n’est pas le Rhin, elle a perdu depuis longtemps sa fonction de voie navigable.

Pourtant, comme pour Dinslaken, elle a été pendant des siècles et reste encore un élément de prospérité pour notre commune. Songez par exemple que notre produit phare, le pruneau, est connu mondialement comme pruneau d’Agen uniquement parce qu’il était expédié à partir du port d’Agen.

Elle a aussi profondément influencé la géographie de notre ville.

Il aura fallu attendre l’année 2013 pour que la rive droite et la rive gauche de Garonne soient réunies au sein de l’agglomération agenaise.

Pour symboliser l’amitié entre nos villes, j’ai demandé à notre artiste agenais, Louis Lasbouygues, de peindre le pont emblématique d’Agen : le pont canal.

En effet, ce pont représente à mes yeux la main tendue entre nos deux communes. Cette volonté réciproque de continuer, malgré l’éloignement, les différences culturelles et le poids de l’histoire, à renforcer encore les liens entre nos deux villes et leurs habitants.

Isaac Newton disait : « Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts »

Puisse cette aquarelle de Lasbouygues nous inciter à construire encore de nombreux ponts entre Dinslaken et Agen.

Continuons encore à apprendre à nous connaitre, à apprendre les uns des autres, c’est le vœu que je forme pour les prochaines années. 

Vive Dinslaken et vive Agen !   

Je vous remercie

Dr. Michael Heidinger, maire de Dinslaken

Discours du maire de Dinslaken
Docteur Michael Heidinger, maire de Dinslaken lors de cette commémoration du 23 mars.

Chers citoyens de Dinslaken, chers amis d'Agen,
Mon cher Jean, Mesdames et Messieurs,

Nous nous retrouvons devant ce mémorial comme nous l'avons déjà fait à plusieurs reprises et commémorons les victimes de l'attaque de bombes sur Dinslaken le 23 mars 1945. Il y a 70 ans que dans notre ville 511 personnes ont été tuées pendant cette attaque.

Des centaines ont souffert toute leur vie de leurs plaies et blessures - psychiques et corporelles.

Mais ce n'était que notre ville qui était en ruines. Seulement six semaines plus tard l'enferno de la guerre était fini et toute l'Europe était ravagée et traumatisée.

Un monde se trouvait en ruines et les lancements des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki montraient ce dont des hommes étaient capables en cas de guerre.

70 ans sont passés depuis que les bombes tombaient sur Dinslaken au printemps.

La charge mortuaire touchait tous, sans différence - des jeunes et des vieux, des habitants de la ville et des travailleurs forcés, des entreprises d'armes et des hôpitaux, des coupables et innocents.

C'est pourquoi le mémorial sur ce cimetièe ne fait pas de différence. Nous commémorons tous les victimes de la guerre et la dictature à l'occasion de la commémoration du jour de la destruction de la ville le 23 mars 1945.

70 ans, c'est normalement le temps d'une vie humaine. Ces 70 ans en Europe occidentale n'étaient pas sans tensions. Mais c'était pourtant une période de paix et de réconciliation avec nos voisins. Les citoyens, les leaders d'Etats et les groupes sociaux importants ont en effet appris et installé l'Europe sur une nouvelle base de paix.

Une nouvelle génération a pu grandir sans avoir peur de bombes et dictature, avec des frontières ouvertes et la libre circulation des marchandises, de la culture, de l'information et des opinions.

Dans ces 70 ans les Européens se sont réunis. Des amitiés ont vu le jour, beaucoup devenaient même des amours.

Nous fêtons aujourd'hui le 40ième anniversaire du jumelage avec Agen et nous sommes particulièrement heureux de vous voir ici, cher Jean et chère Ursula, avec une délégation tellement nombreuse.

Ce partenariat a été fondé 30 ans après la fin de la guerre. La convention a été signée ici à Dinslaken à une date importante pour notre ville, le 23 mars. On voulait ainsi marquer un signe de réconciliation et amitié entre les peuples d' Europe.

Au cours des 4 décennies le partenariat s'est transformé en vraie amitié entre les deux villes tout comme les peuples d'Europe - des ennemis se sont transformés en amis dans les 70 ans suivants la fin de la guerre. 

Alors il est difficile à comprendre qu'on ait de nouveau une guerre qui nous concerne ici en Europe.

La situation dans l'Ukraine, la menace flagrante de l'Etat Islamique, génocides et expulsions partout dans le monde, le discours irresponsable des faucons de tous les côtés - tout cela crée des soucis et fait apparaître des pensées moins paisibles qu'on ne le souhaite.

« La chute des bombes sur une mer de fleurs » - nous nous retrouvons aujourd'hui avec nos amis d'Agen et commémorons l'événement d'il y a 70 ans. Ailleurs, c'est la réalité cruelle en ce moment.

N'oublions pas cela au moment où nous déposerons nos couronnes - Le devoir de réaliser la paix, l'humanité et la démocratie naît du deuil et de la commémoration.

Je vous remercie beaucoup de partager ce moment avec nous.

Heinz INGENSIEP, journaliste

Récit d'un témoin de l'époque

À la mémoire du 23 mars 1945

Personne à Dinslaken ne savait d'où ils venaient. Personne ici ne se doutait au début que, ce 23 mars 1945, sa ville serait rasée, qu'ici des centaines d'hommes devraient mourir.

Les bombardiers américains venaient du Nord de la France entre-temps délivrée par les Alliés. D'un champ d'aviation pas loin de Clastres en Picardie, de Laon-Athies, de Tillé près de Beauvais, de Roye-Amy ou bien de Cambrai-Niergniess.

De ces mêmes aérodromes, les Allemands avaient auparavant bombardé des villes françaises et anglaises. Ce n'est que des décennies plus tard que les hommes ont appris tout cela. Les hommes du Nord de la France n'en sont pas au courant jusqu'à ce jour.

Et qui sait s'ils approuveraient ce fait ?! De toute façon, personne ne le comprendrait.

Il y a sept ans, exactement à ce même endroit et à la même occasion, l'agriculteur Heinrich Vahnenbruck, âgé de 74 ans à cette époque-là, a rappelé « la journée la plus grave dans l'histoire de Dinslaken » qui avait commencé comme une belle et chaude journée printanière.

Ce que cet habitant de Dinslaken, décédé entre-temps, n'a pas mentionné ce jour-là, ce qu'il a gardé pourtant dans ses souvenirs, c'est l'histoire de « notre jeune Français». Voilà un exemple d'humanité dans un temps inhumain.

Il ne donne pas le nom de ce jeune travailleur forcé, il raconte seulement qu'il était, probablement - comme beaucoup d'autres - employé à l'usine, un laminoir à bandes. Depuis début mars, le père de M. Vahnenbruck lui avait accordé un abri dans un coin sombre de sa cave.

« Un jeune homme bien aimable qui voulait s'échapper aux derniers jours de la guerre qui allait se terminer » écrit M. Vahnenbruck. « Nous tous devions faire attention à ce qu'il ne soit ni vu ni pris par la Wehrmacht allemande ou par des indicateurs dans la population. Une situation dangereuse pour notre père ainsi que pour nous tous.

En aucun cas, il ne fallait pas nous trahir.

Mais malheureusement le jeune homme n'a plus jamais revu ni sa famille ni sa patrie. En se rendant aux toilettes il était obligé de quitter la cave clandestinement. A ce moment-là, dans le poulailler derrière notre grange, il a été touché par des éclats d'une grenade ennemie. Nous, les enfants, nous ne l'avons pas vu mort, mais dès maintenant nous avions encore plus peur et nous étions bien tristes.

Pour ne pas mettre en danger notre père des amis fiables ont transporté le cadavre à la mi-mars au cimetière à côté de la nationale 8 (alors ce parc-cimetière où nous trouvons ici et maintenant ), Ici il a été enterré dans l'anonymat.

Après la fin de la guerre, les Vahnenbruck,. ont sans cesse fait des efforts d'établir l'identité de ce jeune Français - en vain. 

Dans les rapports sur le «vendredi noir», le 23 mars 1945, on n'a pas laissé de côté le destin des travailleurs forcés. Il est dit que, ce jour-là, un travailleur civil de nationalité française avec les plus graves blessures à la tête a été hospitalisé dans l'hôpital de St. Vincent qui était déjà presque complètement détruit. Il est dit aussi que, plus tard, sous la pluie de bombes, on l'a transporté avec d'autres blessés à l'hôpital protestant voisin, mais qu'il est mort en route.

D'ailleurs : Jusqu'au jour de la destruction de l'hôpital de St. Vincent, des prisonniers de guerre y étaient employés tantôt comme soignants tantôt comme jardiniers. 

Parmi les 511 hommes qui, ce jour du bombardement, ont trouvé la mort il y a eu 40 travailleurs forcés. Il n'est pas prouvé combien d'entre eux étaient d'origine française.

Dinslaken, Allemagne

Dinslaken, notre jummelle allemande :

  • Pays : Allemagne
  • Jumelée depuis le 23 mars 1975
  • Nombre d'habitants : 70 000
  • La ville est située dans la vallée du Rhin, Rhénanie du Nord-Westphalie, à l'ouest de l'Allemagne.

Dinslaken, AllemagneTotalement détruite par les bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville a été reconstruite autour de très nombreux espaces verts. La cité est ainsi surnommée "la ville dans la verdure".

http://www.dinslaken.de

 

2014, des moments forts :

8 novembre 

Les jeunes des deux pays se sont réunis sur la place Armand-Fallières pour réaliser une grande chaîne humaine, une « ode à l'espoir », autour du monument aux morts, accompagnés par la Lyre agenaise. Les adolescents ont repris tous ensemble «Imagine», le célèbre message de paix chanté par John Lennon.

7 novembre  

Dévoilement de la fresque sur la façade du lycée St Caprais à laquelle, 20 étudiants français et 20 étudiants allemands ont participé, à l’occasion du centenaire de la Guerre de 14. « Se souvenir pour l'avenir ». Ou «Erinnern für die Zukunft», dans la langue de Goethe. Le cœur de l'œuvre a été réalisé par l'artiste Hélène Michel. Mais ce sont les petites mains franco-allemandes qui ont travaillé à la réalisation qui se décline en plusieurs images. Parfois sombre, comme un masque à gaz ou un fusil. Ou heureuse comme un arc-en-ciel ou ce cœur qui unit France et Allemagne. L'œuvre sera reproduite et exposée au musée de Dinslaken.

Publié le 26/03/2015 à 10:53:49

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