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Inauguration du Centre des Congrès

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Vidéos, photos, discours... : revivez l'intégralité de l'inauguration de ce nouvel équipement majeur d'Agen.

Un chantier de 18 mois

En 5 minutes, revivez les 18 mois de ce chantier majeur.




Un week-end inaugural exceptionnel

L'inauguration du Centre des Congrès d'Agen s'est déroulée sur trois jours : deux grandes soirées de spectacles les 27 et 28 juin autour de Francis Cabrel et de ses invités, puis le 29 juin, le baptême officiel de l'amphithéâtre Jean François-Poncet (voir chapitre suivant).


Voir cet album sur notre espace Flickr 


Le baptême de l'amphithéâtre Jean François-Poncet

Dimanche 29 juin 2014, l'amphithéâtre du Centre des Congrès d'Agen a pris le nom d' « Amphithéâtre Jean François-Poncet  (1928-2012)» en hommage à l'ancien Ministre des Affaires étrangères, Sénateur de Lot-et-Garonne et Président du Conseil Général de Lot-et-Garonne



Discours prononcé par Jean Dionis du Séjour, Maire d'Agen, Président de l'Agglomération, à l'occasion du baptême de l'amphithéâtre Jean François-Poncet (Centre des Congrès d'Agen) le dimanche 29 juin 2014.


Monsieur le Préfet,
Madame la Députée,
Monsieur le Député, Conseiller Régional
Monsieur le Président du Conseil Général, Sénateur de Lot et Garonne,
Monsieur le Sénateur- Maire de Moirax
Mesdames et messieurs les maires de l’Agglomération Agenaise,
Mesdames et messieurs les élus,
Madame François-Poncet, chère Marie-Thérèse,
Mesdames et messieurs,

A quoi bon baptiser un lieu public ? Si c’est reconnu pour utile, comment le faire ? Je nous invite à une réflexion commune d’ordre général avant de venir à Jean François-Poncet et au Centre des Congrès d’Agen. Baptiser un lieu public, c’est d’abord participer à la construction de son identité, le nom de baptême choisi parle à la fois de son identité et de sa vocation.

La tradition la plus ancienne et sans doute la plus sage fait appel à la géographie locale qui offre des garanties de pérennité sur le long terme. Cet amphithéâtre aurait donc pu s’appeler amphithéâtre Garonne et pourtant nous n’avons pas fait ce choix, nous avons pris le risque de le baptiser du nom d’un homme, le risque de l’histoire. Pourquoi donc prendre ce risque alors que déjà l’ecclésiaste et à sa suite Blaise Pascal nous rappellent que la loi commune de notre passage sur la terre est l’oubli et que « vanité des vanités tout est vanité ».
Et pourtant, malgré ce propos introductif un peu sévère, j’ai pris l’initiative de proposer à mes collègues maires de l’Agglomération Agenaise de baptiser l’amphithéâtre de notre Centre de Congrès : Jean François-Poncet. Ils l’ont accepté à l’unanimité. Ce choix nous est simplement apparu comme une évidence. Il s’imposait naturellement. Nous ne le faisons pas pour Jean François-Poncet, Jean nous a quittés il y a un peu moins de deux ans. Où est-il maintenant ? Cela renvoie chacun de nous à nos croyances personnelles devant le mystère de la mort. Mais vis-à-vis de Jean le temps de la gratitude est passé.

Nous le faisons d’abord pour dire merci à sa famille et à ses proches qui de près ou de loin ont contribué à l’oeuvre de Jean François-Poncet. Je salue à ce titre la présence parmi nous de son épouse Marie-Thérèse, de Jacques et Florence, ses enfants, et de ses nombreux petits-enfants. La présence de la famille de Jean François-Poncet et de ses trois générations nous touche, nous va droit au coeur car elle nous rappelle la force du lien entre Jean François-Poncet et Agen.

Mais même si je devais vous choquer, permettez-moi d’affirmer que de l’expression de notre sincère gratitude n’est pas première aujourd’hui. Ces remerciements auraient pu être faits ailleurs, avant, différemment. Agen aurait pu faire mémoire de Jean François-Poncet dans d’autres lieux symboliques du lien entre notre vile et Jean et Marie Thérèse. Nous aurions pu baptiser la rue Ledru-Rollin qui a vu arriver le jeune couple trentenaire à Agen du nom de Jean François-Poncet. Certains encore émus de l’élan créé par cette arrivée nous l’ont suggéré. Mais en accord avec Marie-Thérèse François-Poncet, nous n’avons pas retenu ce choix trop marqué par la vie privée des François-Poncet et la nostalgie.

Notre choix s’est porté sur le Parc des Expositions. Parmi ces principales réalisations, il y a aussi le Parc des Expositions d’Agen sans lequel ce Centre ce Congrès n’aurait pas eu sa raison d’être. Rappelons le contexte. Nous sommes en 1989, l’Espagne et le Portugal viennent de faire leur entrée, en 1986 précisément, dans l’Union Européenne et le monde agricole est inquiet. C’est le cas aussi en Lot et Garonne puisque nos tomates et nos fraises notamment vont se retrouver en concurrence frontale avec celles produites de l’autre côté des Pyrénées. Européen convaincu, nous y reviendrons, Jean François-Poncet plutôt que de se lamenter sur les effets de cette nouvelle concurrence, cherchera à en tirer parti pour notre département. Sa fine connaissance du fonctionnement de l’Union Européenne et son carnet d’adresse lui permettront d’obtenir des subventions européennes destinées en temps normal aux régions méditerranéennes. Le SIFEL, principal évènement accueilli au Parc, constituera pendant près de trente ans une véritable vitrine pour la Ville et le Département en devenant un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs de la filière fruits et légumes au niveau international.

Si nous avons choisi ce lieu et ce moment, c’est avant tout parce que nous tenons à travers le baptême du Centre de Congrès d’Agen du nom de Jean François-Poncet à faire mémoire de son oeuvre pour qu’elle éclaire notre futur, notre futur citoyen, notre futur collectif agenais.

En effet, tout le parcours de Jean François-Poncet, et dieu sait s’il est brillant et multiple, nous éclaire sur notre présent et notre avenir de lot-et-garonnais et d’agenais. Sa conception de l’action publique est une véritable boussole pour celles et ceux qui, comme nous, ont le privilège de décider de l’avenir d’un territoire, quelle que soit sa taille, et de ses habitants. Permettez-moi de vous faire partager les leçons très personnelles que j’ai apprises de l’action publique de Jean François-Poncet et les raisons pour lesquelles j’estime que nous devons nous en inspirer dans l’exercice de nos mandats.

La première leçon que nous a laissée Jean François-Poncet est très forte et très simple : le lot et Garonne d’abord ! Il nous faut entendre cette leçon en ces temps de débat national sur la réforme territoriale. Jean François-Poncet ne nous disait pas le conseil général d’abord, il nous disait sa conviction qu’une communauté d’histoire, de culture et de destin existait en moyenne Garonne, qu’elle avait porté des noms divers dans l’histoire, agenois, agenais, lot et Garonne à partir de 1795. Mais que son existence était indéniable et pérenne au-delà de l’évolution des noms donnés à cette communauté.

Bref Jean François-Poncet qui arrive chez nous en 1965 fait très vite le constat de l’existence charnelle, culturelle de cette petite patrie lot et garonnaise. Nous ne devons pas l’oublier dans la confusion du débat actuel sur l’organisation territoriale de la République. Le Lot et Garonne n’est pas soluble dans une Aquitaine qui perdrait son identité à nier ses diversités ni même dans une mosaïque de bassins de vie locaux. Fort de cette conviction, et sans délaisser les préoccupations de l’administration au quotidien, il a fait très vite le choix d’un Conseil Général chef de projets, porteur d’avenir pour le territoire. Certes, les lois sur la décentralisation de Gaston Deferre en 1981 et 1982 permettaient cette orientation mais lui et lui seul a donné au Conseil Général de Lot et Garonne l’élan et l’impulsion qui fera de période 1978-2004 l’âge d’or de cette institution devenue autonome. Ses intuitions et ses réalisations ont été déterminantes pour notre département. Elles n’avaient rien de mécanique, d’automatique. A la même époque, d’autres n’ont pas su saisir la chance qu’offrait la décentralisation et se sont contentés de faire vivre un « Conseil Général guichet ». Ce faisant, ils condamnaient leur département à prendre un retard considérable dans une période charnière. Au contraire, tout comme René Monory et son Futuroscope à Poitiers ou Pierre Méhaignerie et l’industrialisation réussie dans l’agro-alimentaire de l’Ile et Vilaine, Jean François-Poncet a été un aménageur exceptionnel. Sans doute d’ailleurs son expérience du secteur privé a-t-elle été décisive dans ses réalisations.

Reprenons ses mots : « Je me suis comporté à la tête du département un peu comme le ferait un entrepreneur qui recherche la valeur ajoutée maximale pour son territoire. »

Jean François-Poncet n’a pas arrêté de porter à bout de bras des projets novateurs pour le Lot et Garonne : Agropôle, Parc Walibi, navigation fluviale, universités d’Agen, les lacs collinaires pour assurer les besoins en eau de notre agriculture…
Dans « 37, quai d’Orsay » son témoignage autobiographique il reprend lui-même cette dimension en opposant élus de province aux élus parisiens : « l’élu parisien n’a pas dit-il comme ses homologues de province la possibilité de s’investir dans le développement local et de transformer par les projets qu’il lance le destin de la collectivité qu’il représente ».

Tout est dit dans cette phrase sur sa conception de l’engagement politique au service d’un territoire. Conseil Général Chef de projet ou Conseil Général guichet, ce choix est encore devant nous. C’est un choix politique comme nous le savons depuis Jean François-Poncet.
Ce choix est un choix crucial car il commande le choix de notre destinée. Le Lot et Garonne prendra t’il la dure route de la prospérité ou bien se laissera t’il aller à emprunter par facilité le chemin qui mène à la précarité.

La deuxième leçon de l’oeuvre de Jean François-Poncet qui doit éclairer notre route s’énonce aussi clairement : « Agen et le Lot et Garonne la main dans la main ». Plutôt que d’opposer la ville Préfecture aux territoires ruraux, il privilégia, au contraire, la synergie entre les deux entités.
Je ne veux pas repeindre notre histoire en rose. Jean François-Poncet avait un caractère potentiellement explosif. Il se méfiait du pouvoir municipal agenais et de la force symbolique que lui donnent ses 800 ans d’existence et à plusieurs occasions il a exprimé ses réserves sur la mise en place progressive d’intercommunalités artificielles.

Je l’entends encore me dire il y a 4 ans au bord du Lac de Néguenou à Prayssas que si celle d’Agen avait du sens d’autres intercommunalités Lot-et-Garonnaises n’étaient que des machines à broyer notre réalité.

Bref, au moment où le pays ouvre ce débat capital et politiquement ô combien sensible, l’autorité morale et intellectuelle qu’était Jean François-Poncet au niveau national dans le domaine de l’aménagement du territoire nous manque cruellement.

Sans doute la lecture de « l’Identité de la France » de Fernand Braudel lui avait fait toucher du doigt cette relation complexe et durable qui existe entre la Ville et son bassin de vie. Notre histoire locale nous apprend que cela a toujours été le cas pour Agen qui a projeté très loin son influence territoriale et ceci dès le Moyen-âge. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter chanter les noms de nos villages : Valence d’Agen, Tournon d’Agenais, Le Mas d’Agenais, même Villeneuve était d’Agen avant de choisir de mettre en avant son lien avec le Lot.

Jean François-Poncet était certes d’abord un départementaliste mais, loin de raisonner de façon étriquée, il a toujours veillé à faire fonctionner ensemble le couple formé par Agen et le Lot et Garonne. Il connaissait par coeur les chiffres qui montrent de manière éclatante la force de ce lien : 41% des emplois Lot-et-Garonnais dans un rayon de 20 kilomètres autour d’Agen, 43% du PIB départemental produit dans le même espace agenais, JFP savait que la prospérité Lot-et-Garonnaise et Agenaise sont pour longtemps indissolublement liées.

Certains à l’époque lui reprochèrent injustement de trop privilégier l’agenais alors que son approche était globale, équitable mais marquée par la conviction forte que le moteur agenais devait permettre la modernisation du Lot et Garonne dans son ensemble.

Il s’y employa avec passion, avec génie parfois, avec succès souvent. Mais en matière de politique locale, la lucidité ne suffit pas et la volonté de Jean François-Poncet de faire donner tout son plein à la synergie entre Agen et le Lot et Garonne aurait très bien pu se perdre dans les sables mouvants de l’inertie et de la médiocrité. Deux personnes ont joué un rôle clé dans cette relation féconde entre le Lot et Garonne et sa capitale.

En premier lieu son Maire de l’époque, le Docteur Chollet dont je salue filialement la présence parmi nous aujourd’hui. Rien ne rapprochait spontanément le médecin et l’énarque capitaine d’industrie, l’enfant de Duras et celui de Paris mais, tous les deux savaient à quel point leur complémentarité était féconde et efficace. La force de ce tandem ne tarda pas à bouleverser le paysage agenais : universités, Agropole, voie sur berge, protection contre la Garonne, Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire.

Ecoutons Paul Chollet observateur profond et attentif de la prise en compte d’Agen dans la politique du Conseil Général sous la présidence de Jean François-Poncet.

« Jean François-Poncet a accompagné à fond le jeu de la métropole agenaise, appuyant et confortant les grandes initiatives de la Ville et de l’Agglomération qui ont transformé notre bassin de vie au tournant du millénaire ». Certes, la relation à l’époque entre les institutions départementale et municipale étaient facilitées par l’appartenance à une même famille politique mais pour nous aujourd’hui, élus du Conseil Général du Lot et Garonne et de l’Agglomération d’Agen, il serait trop facile et pour tout dire lâche de renoncer à cette exigence d’une synergie fondatrice entre Agen et son bassin de vie. Une fois pour toutes Agen n’a pas d’autre vocation que de servir son bassin de vie et le bassin de vie se condamne à l’immobilisme et à la précarité s’il ignore son moteur.

Il est vrai qu’à l’époque Agen avait un atout « coeur », Agen avait auprès de Jean François-Poncet un ange gardien. Je veux bien sûr parler de vous Marie-Thérèse, je me rappelle et j’en ris encore le retour en express et positif concernant le soutien du Conseil Général au Florida.

En dehors de l’intérêt intrinsèque du dossier et de sa qualité, ce soutien était un geste de tendresse admirative et fière de Jean François-Poncet envers l’action publique brillante menée pendant 12 ans par Marie-Thérèse à la tête de la culture agenaise.

Cette fierté pour votre action Marie-Thérèse, Jean François-Poncet l’a écrit avec pudeur dans « 37 Quai d’Orsay » : « ma femme a su tracer son propre sillon en Lot et Garonne en exerçant avec audace sa délégation à la culture pendant douze ans au sein du Conseil Municipal d’Agen ».

De l’audace, entendons Jean François-Poncet nous inviter à l’audace : De l’audace pour le Lot et Garonne, de l’audace pour Agen, réunis dans une même ambition pour le département qu’il dirigeait. Il résume sobrement ses 25 années en écrivant « j’y ai trouvé la liberté de modeler l’avenir, l’enthousiasme de l’action, la satisfaction du résultat ». Cet engagement sans faille au service de son territoire doit aussi nous éclairer pour préparer Agen et le Lot et Garonne aux défis que nous devrons relever dans un contexte de concurrence territoriale accru. Relevons ensemble ce défi ou résignons-nous à glisser imperceptiblement dans la paupérisation du Lot et Garonne.

Enfin, il me semble que la troisième leçon à retenir de l’oeuvre de Jean François-Poncet pour nous Agenais, nous Lot-et-Garonnais, est celle de sa conviction européenne. Sa conviction que la construction européenne était la bonne direction pour la paix et la prospérité, non seulement pour 500 millions d’européens, mais pour 300 000 Lot-et-Garonnais et 100 000 agenais, résonnent puissamment aujourd’hui dans notre petite patrie où le vote anti-européen a dépassé 30% aux dernières élections européennes.

Pour des militants comme moi, pour qui la construction européenne a été au coeur de leur motivation et de leur engagement, l’analyse sur la longue durée faite par Jean François-Poncet dans 37 quai d’Orsay a (de 1950 à 2008) des réussites et des échecs de cette construction européenne a été décisive.
J’avoue avoir « accusé le coup » après le rejet massif du traité constitutionnel par le peuple français en 2005. Je m’étais rarement engagé avec autant d’énergie et autant de conviction dans une campagne électorale et pourtant en Lot-et-Garonne, les partisans du oui, comme JFP, comme moi, avions été balayés sur le score sans appel de 61 % à 39%....même si je le taisais, ma « foi » européenne était touchée. …..et bien c’est dans la lecture de cet ouvrage, que j’ai trouvé la force du rebond…… Pourquoi ?

Parce que JFP montre avec rigueur que toutes les avancées de la construction européenne se sont faites en dépassement de crises toutes plus graves les unes que les autres : 1954, échec de la Communauté Européenne de la défense….1957, dépassement de cette crise avec le traité de Rome (notre Marché commun), 1989, défi de la réunification allemande ….1992, réponse à ce défi par le traité de Maastricht qui installe l’euro dans nos vie quotidiennes; 2005, défi de l’élargissement à 27 et échec du traité constitutionnel censé apporter les réponses à ce défi…..2007, dépassement de cette crise par le Traité de Lisbonne qui ne reprend que la partie « gouvernance » du traité constitutionnel. Je le cite : « Réagir aux défis qui la menace est donc dans les gènes de l’Europe depuis sa naissance " ... Et bien, cet éclairage à la fois rude et optimiste de la longue durée européenne nous est précieux aujourd’hui pour combattre la tentation de la régression nationaliste.

Jean François-Poncet nous invite aujourd’hui à être ouvert sur l’Europe, ouvert sur le monde, ouvert à l’autre.

Les résultats des dernières élections européennes montrent que son combat de toute une vie est aujourd’hui le notre. Partout dans notre Europe, des partis politiques prônent le repli nationaliste et remettent en cause les fondements de l’Union Européenne.

Cette Europe rabougrie et peureuse n’est pas la sienne, elle n’est pas la mienne non plus. A nous de rappeler avec Jaurès et avec Jean François-Poncet que « le nationalisme, c’est toujours et partout la guerre ».

Son combat n’est donc pas terminé et il nous appartient de le poursuivre et de nous inspirer de sa vision européenne, celle d’une union politique forte pour créer les conditions d’une zone de prospérité économique en Europe et en France.

La prospérité, c’est l’ouverture aux autres et en aucun cas le repli sur soi. Voilà pourquoi les élus de l’Agenais ont décidé unanimement de baptiser ce nouvel amphithéâtre du nom de Jean François-Poncet. A mes yeux, rien n’incarne mieux l’action de Jean François-Poncet, profondément moderne, que ce nouveau Centre des Congrès et cet amphithéâtre dans lequel nous nous situons aujourd’hui.

La vocation première de ce lieu est de permettre aux hommes de se rencontrer, d’échanger, de se connaître, de commercer entre eux. Jean François-Poncet, tout au long de sa vie, n’a eu de cesse d’aller au-devant des autres pour mieux les comprendre. La vocation de ce lieu est de positionner Agen dans le tourisme d’affaires pour dynamiser notre économie et de faire progresser encore et toujours notre offre culturelle.

C’est lui, le parisien, qui nous a fait prendre conscience du potentiel touristique du Lot et Garonne, c’est lui qui a su convaincre de faire ce Parc des Expositions d’Agen en 1986.

Sans son impulsion, nous n’aurions-nous pas eu l’audace de lancer cet équipement majeur à l’échelle du département s’il ne nous avait pas montré le chemin aujourd’hui en 2014.

Ce lieu porte désormais son nom, il incarne son audace, ses valeurs et son ambition pour le Lot et Garonne. Il nous aidera à faire mémoire de son oeuvre et en retenir les leçons essentielles pour éclairer la boussole de notre action publique.

Lui l’Européen qui aura fait tellement pour le Lot et Garonne
Lui l’Enfant de Paris qui aura fait tellement pour Agen.
Lui le Lot-et-Garonnais,
Lui l’Agenais.

Je vous remercie

Les prochains spectacles au Centre des Congrès d'Agen :

A suivre !

Publié le 03/07/2014 à 13:44:00

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