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Architecture

Les hôtels particuliers composant le musée

crédit : B. Dupuy EyliacFondé en 1876, le musée des Beaux-Arts d’Agen, situé au cœur historique de la ville, est logé dans quatre superbes hôtels particuliers datant de la Renaissance.

Les quatre hôtels particuliers sont bâtis sur l‘ancien tracé du rempart d’Agen. Ils sont construits à la fin du XVème siècle pour l’hôtel de Monluc et au début du XVIème siècle pour les trois autres. L’entrée principale de ces hôtels se situait rue des Juifs, ce qui explique notamment que la façade Renaissance de l’hôtel de Vaurs ne soit pas visible depuis la place Esquirol.
Au cours des siècles, les nombreux remaniements opérés pour les rendre plus confortables ou pour les mettre au goût du jour, puis les restaurations ont quelque peu transformé l’aspect primitif de ces hôtels.

Escalier : Photo : B. Dupuy Eyliac

L’hôtel d’Estrades

crédit : B. Dupuy EyliacCet hôtel appartient dès le début du XVIème siècle à une famille de riches bourgeois, les d’Estrades, qui jouent un rôle politique important non seulement à Agen mais aussi à la Cour : ainsi, François d’Estrades est le gouverneur des enfants d’Henri IV, puis le maître d’hôtel de Louis XIII ; Godefroy, son fils, est l’un des meilleurs diplomates de Louis XIV : il négocie le traité de Nimègue en 1678.
L’hôtel est « rebastit à neuf » avant les années 1628 par François d’Estrades. Acheté en 1658 par les Consuls de la Ville, il est réaménagé pour en faire la  « Maison du Roi », et loger les officiers royaux, Sénéchal ou Gouverneur de la Guyenne.

De restaurations en destructions, il ne subsiste aujourd’hui de ce bâtiment qu’une partie du corps principal où se trouvent l’entrée et l’escalier d’honneur (face à l’actuelle porte d’entrée du Musée) et l’aile Est. L’aile Ouest fut englobée dans l’agrandissement de l’ancien théâtre en 1843.
L’hôtel d’Estrades était bâti selon un plan en U encadré de deux cours ; la parcelle occupait une surface de 700m2.
La façade présente une décoration très sobre – encadrements autour des portes et corniches au-dessus des fenêtres - rythmée par l’alternance colorée de lits de pierre et de briques.

Façade : Photo : B. Dupuy Eyliac

L’hôtel de Vaurs

Ce petit hôtel est probablement érigé au début du XVIe siècle par Jacques de Vaurs, d’une riche famille de bourgeois de la ville dont  plusieurs de ses membres furent consuls. L’hôtel passe en de nombreuses mains jusqu’aux Lescale de Vérone, héritiers de l’humaniste Scaliger, qui en restent propriétaires jusqu’en 1765. C'est à cette date que l’administration municipale acquiert le bâtiment pour le transformer en prison.
Edifié sur un plan en L entre deux cours, ce bâtiment est remarquable par sa façade principale en pierre richement décorée, ouverte sur la cour d’honneur, rue des Juifs. Un beau portail en plein cintre permet d’accéder à la cour. L’entrée de l’hôtel se situe à l’angle des deux corps du bâtiment et débouche sur un remarquable escalier en vis, à noyau contourné en spirale. Le décor de la façade principale (restaurée en partie au XIXe siècle lorsque le bâtiment est transformé en musée) et celui de l’escalier empruntent le vocabulaire ornemental caractéristique des années 1530-1540 : fenêtres à meneaux, bandeaux, pilastres, chapiteaux, décor de cariatides.
La façade arrière de l'hôtel de Vaurs, moins ornée que la façade principale, et visible depuis la place Esquirol, laisse voir au second et troisième étage de jolis décors Renaissance. A la gauche de cette façade, la tour de briques est couronnée d’un crénelage mais ce dernier, ajouté au début du XXe siècle, a remplacé le toit à quatre pentes d’origine encore visible sur d’anciennes photographies.

L’hôtel de Vergès

Au début du XVIe siècle, le troisième bâtiment appartient à Jehan de Vergès, médecin agenais contemporain de Nostradamus et de Scaliger, puis à son beau fils, Noble Caprazi de Las, procureur du Roi pour la sénéchaussée d’Agen. Il reste dans la famille de Las de Brimont jusqu’en 1812, date à laquelle il est acheté par le département pour en faire une prison.
Caprazi de Las fait très probablement reconstruire la demeure dans les années 1675 pour en faire un hôtel sur rue, à deux corps de logis reliés par une galerie, formant un U, qui ménagent une cour intérieure. Cette cour, visible de l’intérieur du musée, est la partie la plus intéressante de l’hôtel avec ses deux façades du XVIe siècle qui ont conservé leurs fenêtres à meneaux, et son porche ouvert par deux arcades en anse de panier.
Les façades extérieures sont défigurées au moment de l’aménagement du bâtiment en prison ; la façade place Esquirol est cachée depuis les années 1880, lorsque que fut ajoutée une aile moderne (dite aile Aunac), pastiche de l’architecture Renaissance.

L'hôtel de Monluc

Confisqué à un receveur de tailles, l’hôtel tombe dans le domaine royal. Le roi Henri II l’offre à Diane de Poitiers, sa favorite, qui le cède à Marie Stuart. Le  Maréchal Blaise de Monluc, gouverneur de Guyenne, l’achète à cette dernière dans les années 1563. A sa mort, son fils, évêque de Condom, en hérite et le revend plus tard. Propriété de familles aristocratiques, puis de notaires au XIXe et au XXe siècles, l’hôtel est finalement acquis en 1971 par la municipalité pour agrandir le musée.
L’hôtel, remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles, est un hôtel entre cour et jardin. On accède à l’entrée principale, rue des Juifs, par un beau portail de pierre en arc de cercle datant du XVIIIe siècle. Sa façade principale de briques, autrefois recouverte d’un enduit, est cantonnée de deux tourelles dont l’une recèle un escalier en vis qui dessert les trois niveaux du bâtiment.
Du début du XVe siècle, l’hôtel de Monluc conserve encore au second étage de la façade donnant sur le rue Chaudordy, côté cour, un bel ensemble de baies géminées gothiques, éclairant une vaste salle d’apparat dans laquelle Monluc reçut, à l’occasion du baptême de l’une de ses filles en 1565, Charles IX et Catherine de Médicis.

Présentation des hôtels particuliers du musée (fr)
The history of the museum’s townhouses (en)
Los palacetes que componen el museo (es)
Die privaten Herrschaftshäuser, die das Museum bilden (de)

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